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La collection de vues d'optique du Musée d'Abbeville

Le Musée Boucher-de-Perthes possède un fonds de 340 vues d’optique. Toutes ces vues proviennent de la collection d’Alice Collier, qui fut bouquiniste à Abbeville après la Seconde Guerre mondiale, et qui légua de nombreuses estampes au musée dans les années 1960.

Par la diversité et la quantité de vues d’optique qu’elle renferme, cette collection est l’une des plus importantes conservées par une institution française.
En effet, parmi les collections publiées, peu comptent autant d’exemplaires que celle constituée par Alice Collier. À titre de comparaison, la bibliothèque de Valenciennes possède 269 vues d’optiques, celle du Musée Paul-Dupuy à Toulouse environ deux cent. La bibliothèque de la ville d’Évreux en référence cent soixante-trois et la bibliothèque interuniversitaire de Montpellier, quatre-vingt-six. Cent-vingt sont conservées au Musée des Beaux-Arts de Bernay et cent-trente-deux au MUCEM. Le plus important ensemble demeure cependant celui possédé par la Bibliothèque nationale, qui comporte un peu plus de sept cent pièces, dont un certain nombre provient de la collection d'Henry-Émile Vivarez (décédé en 1915).

Exposition au Musée Abbeville

Parmi les 340 vues d’optiques rassemblées par Alice Collier, quatre-vingt-dix-neuf ont pour sujet l’Italie. La France est le second pays le plus représenté, avec quatre-vingt-seize vues. L’Angleterre, l’Espagne et les Pays-Bas sont illustrés par une trentaine de vues chacun. Viennent ensuite l’Autriche et la Russie (dix-sept vues chaque), puis l’Allemagne (cinq vues). Quelques vues d’optique figurant des contrées exotiques complètent ce tour du monde de papier : l’Asie (huit vues), la Syrie (trois vues) et l’Afrique (trois vues également).

Les vues d’optiques collectées par Alice Collier sont essentiellement de production parisienne. Toutes sont mises en couleurs, avec un soin varié. Si certaines sont dans un état de conservation remarquable, beaucoup portent la trace du temps : déchirures et tâches témoignent de l’usage qui était fait de ces estampes, fréquemment manipulées.